Il est étrange de voir comment la démocratie française, issue de l’illustre „Siècle des Lumières“, de Voltaire et son admirable „Traité sur la Tolérance“ à Montesquieu et son fondamental „Esprit des Lois“, perçoit aujourd’hui le débat opposant traditionnellement, depuis cinquante ans, les deux finalistes de l’entre-deux-tours au sein de l’élection présidentielle: un match de „petites phrases“ qui, paraît-il pour les amateurs de séduisantes joutes verbales, font néanmoins mouche – du style „vous n’avez pas le monopole du cœur“ ou „l’homme du passé devenu l’homme du passif“ – plutôt qu’un vrai débat d’idées, doté, comme devrait théoriquement l’être toute authentique pensée politique, d’une réelle vision, à long terme, du monde, de l’homme et de la société.
22.04.2022