Avortement
Mise en place d’un délit d’entrave? La protection de l’IVG avance
Après la constitutionnalisation de l’interruption volontaire de grossesse en juin dernier, les députées Taina Bofferding et Paulette Lenert de la LSAP s’attellent à prévenir l’entrave parfois exercée lors du processus d’avortement.
Taina Bofferding a déposé un texte visant à introduire le délit d’entrave Photo: Editpress/Fabrizio Pizzolante
Pendant que la Chambre des députés votait, en mars dernier, la constitutionnalisation de l’interruption volontaire de grossesse (IVG), les députés socialistes préparaient déjà la suite du dispositif: un texte pour introduire un délit d’entrave à l’avortement, porté par la députée Taina Bofferding et l’ex-députée Paulette Lenert (LSAP). „Nous nous basons sur la loi française qui existe depuis 1993“, déclare Taina Bofferding au Tageblatt. En effet, le Grand-Duché a longtemps attendu avant de légiférer à ce sujet. A la même époque, en 1994, le tribunal d’arrondissement du Luxembourg se positionnait sur la demande de divorce émise par une femme expulsée du domicile car elle avait avorté. Le jugement constatant „la rancune de l’époux comme concevable dans de telles conditions“ et „son comportement n’ayant rien d’injurieux pour l’honneur conjugal“, la demande de divorce émise par l’épouse était donc injustifiée.