Zoos humains

Il y en a eu aussi au Luxembourg

Lors d’une exposition internationale en mai 1912 et à la „Schueberfouer“ de 1929, le Luxembourg a connu au moins deux reconstitutions de villages africains. La question de leur influence sur le racisme dit structurel est posée. 

Une image du village africain de la „Schueberfouer“ en 1929, extraite du documentaire „Schwaarze Mann – Un Noir parmi nous“

Une image du village africain de la „Schueberfouer“ en 1929, extraite du documentaire „Schwaarze Mann – Un Noir parmi nous“ Photo: Samsa films

Dans le cortège de la journée internationale des femmes du 8 mars dernier, figurait pour la première fois, un bloc d’Afro-descendantes dont l’expérience était jugée suffisamment particulière, comme celle des femmes de ménages qui les précédaient, pour être thématisée. Parmi tous les slogans qui ont alors fleuri, il y en avait un, „Don’t touch my crown“, qui attirait l’attention sur un aspect souvent mésestimé du racisme ordinaire et de ses micro-agressions, celui consistant à toucher sans autorisation et à faire des remarques sur les cheveux bouclés des femmes afro-descendantes qui ont renoncé à se les lisser. Les deux femmes qui portaient cette revendication disaient leur impression de se sentir déshumanisées, transformées en objet de curiosité. „C’est insupportable. Comme si on était un animal dans un zoo“, nous confiait alors l’une d’elles. 

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