La Chambre en bref
Finance et santé au cœur des débats
La place financière luxembourgeoise mise sur l’international pour poursuivre son développement. Les députés se sont aussi penchés sur le dépistage du papillomavirus.
Foto: Editpress/Julien Garroy
Développement de la place financière
Le ministre des Finances, Gilles Roth (CSV), a présenté, ce jeudi, sa stratégie de développement du secteur financier luxembourgeois devant les députés. Dans sa quête de compétitivité, le ministère parie sur les relations diplomatiques à l’international. En 2025, il aurait organisé plus de 200 réunions avec 30 Etats différents. Sur la même période, la Commission de surveillance du secteur financier (CSSF) aurait accordé un agrément à une soixantaine de nouvelles entités, telles que Standard Chartered, Swissquote ou Rothschild & Co. Les entités déjà présentes, à l’instar de la banque italienne Intesa Sanpaolo, vont développer leur marché international depuis le Luxembourg.
Le succès du développement de la place financière est dû à la „collaboration entre Luxembourg For Finance et les différentes associations bancaires“, déclare le ministre des Finances. Le Grand-Duché a également créé des postes de „conseiller financier“ dans dix ambassades pour renforcer la coopération avec les Etats-Unis (quatre „conseillers“), le Brésil, Singapour, Hong Kong, l’Angleterre, la Suisse et l’Inde. Cette dernière a tapé dans l’œil du ministre. „L’Inde est un marché énorme de 1,5 milliard d’habitants“, indique Gilles Roth, avant de partager son étonnement concernant l’absence de banque indienne au Grand-Duché. Il ajoute que le Luxembourg „pourrait devenir une porte d’entrée pour le marché financier en Inde“.
Dépistage du papillomavirus
Dans une question parlementaire élargie, Ricardo Marques (CSV) a voulu aborder le sujet du papillomavirus. Le député indique que le virus pourrait, dans certains cas d’infections persistantes, être associé au développement de lésions précancéreuses. En interpellant la ministre de la Santé Martine Deprez sur le sujet, il souhaite donc obtenir des informations concernant les mesures de dépistage de ce virus sexuellement transmissible. „Nous n’avons pas de programme de dépistage officiel“, lui répond la ministre. Selon Martine Deprez, le Luxembourg disposerait d’une structure de santé assez performante. Elle indique que le taux de détection du virus sur le col de l’utérus serait de 99% et invite les hommes à se faire analyser dès qu’ils „remarquent quelque chose de suspect“. Le Grand-Duché conduit autour de 20.000 vaccinations par an, ce qui représente un taux de vaccination de 82% pour les femmes et de 73% chez les hommes. Même si les chiffres sont en augmentation, la ministre vise un taux général de 90%. Elle conclut, en rappelant que „la meilleure protection reste le préservatif “.