Quatre ans après son incursion dans la fantasy avec „Lizardqueen“, Tullio Forgiarini revient avec „Céruse“, un méta-thriller lynchien qui ne fait pas dans la dentelle. Au-delà des loufoqueries sanguinolentes dont on a pris l’habitude à force de le lire, Forgiarini y met en scène un narrateur-écrivain peu digne de confiance, qui se promène comme un funambule entre le réel, sa mise en écriture et l’affabulation. C’est drôle, décontenançant, parfois un peu désinvolte, diaboliquement malin et terriblement jouissif.
24.11.2020