Théâtre
„Ligoter les images“
Au cours d’un monologue court, dense, une autrice (Elfriede Jelinek), une metteure en scène (Valérie Bodson) et une actrice (Cathy Baccega) tissent et déconstruisent une figure mythique: „Jackie“ raconte des fragments de vie d’une épouse présidentielle qui lutte pour trouver, entre un mari qui couche à gauche et à droite et des médias qui s’intéressent principalement à sa tenue vestimentaire, à trouver une identité stable.
Cathy Baccega joue Jackie Kennedy (C) Bohumil Kostohryz
Sensation étrange que d’assister à cette dernière de „Jackie“, dimanche après-midi au studio du Grand Théâtre, puisque l’on pressentait qu’il allait s’agir d’une des ultimes représentations théâtrales de cette triste année 2020. C’est donc „Jackie“, ce monologue écrit par la prix Nobel Elfriede Jelinek et qui prête voix à la fameuse épouse du fameux président assassiné, qui aura constitué la conclusion d’une année faite d’annulations et d’un vide culturel à la fois désolant et rageant car illégitime.