Politique culturelle

Quand le grand-duc et le crémant cofinancent la poésie luxembourgeoise: les assises sectorielles du livre

Les défis du secteur littéraire sont multiples: manque de visibilité à l’étranger et sur le territoire national, rémunération inexistante ou presque, écosystème encore défaillant sur bien des plans. Lors des assises sectorielles tenues à la BNL ce mardi, un état des lieux établi par Fabienne Gilbertz et deux panels animés par Sébastian Thiltges ont permis de faire un tour d’horizon rapide et dense des défis et doléances du milieu.

Mardi matin à la BNL, Fabienne Gilbertz, collaboratrice scientifique au Centre national de littérature, présentait son état des lieux du secteur du livre – littérature et édition

Mardi matin à la BNL, Fabienne Gilbertz, collaboratrice scientifique au Centre national de littérature, présentait son état des lieux du secteur du livre – littérature et édition Photo: Editpress/Hervé Montaigu

„La littérature luxembourgeoise est un champ de ruines et les subsides que nous obtenons permettent tout juste de panser des plaies. Ce qu’il faudrait, ce serait de tout repenser du début à la fin.“ Ian De Toffoli*, président sortant de l’association des éditeurs, n’est pas content – et il est loin d’être le seul. Lors des assises sectorielles du livre qui ont eu lieu à la BNL ce mardi matin, il s’agissait de présenter, via un état des lieux rigoureux, les défis qui attendent le secteur, puis d’écouter les doléances des différents acteurs et actrices du milieu – et, peut-être, de faire quelques pas vers ce chamboulement dont De Toffoli affirme la nécessité avec une rage et un désespoir tout raciniens.

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