Classique contemporain
Percussif et percutant: Machine à trois en concert au „opderschmelz“
Respectivement au piano, au marimba ainsi qu’au vibraphone, Pascal Meyer, Rachel Xi Zhang et Laurent Warnier façonnent, avec Machine à trois, une musique post-minimaliste exaltante aussi bien sur le plan expérimental qu’en termes de fluidité harmonique. Parallèlement à la sortie de son album „Unlearn“, le trio joue samedi au „opderschmelz“. Focus.
Piano, marimba et vibraphone: Machine à trois – Pascal Meyer, Rachel Xi Zhang et Laurent Warnier – se présente comme groupe de „musique de chambre percussive“ Photo: Liza Kollau
On parle de house, au sujet d’une musique qui provient du Warehouse, le club de Chicago où s’illustre le parrain du genre, Frankie Knuckles. Mais on parle aussi de house au sens où celle-ci peut être conçue chez soi. Il s’agit là d’un amusant paradoxe, si l’on se réfère au principe du „fait maison“, alors que les détracteurs de l’électro (il y en a encore?) décréteraient que dans la house, „ce ne sont pas de vrais instruments“. Plus limitée en ce qui concerne les mètres carrés, depuis une quinzaine d’années, il y a ce que l’on nomme la „bedroom pop“, la pop de chambre. Là encore: il n’y a pas besoin d’un studio d’enregistrement ni, plus largement, de gros moyens pour faire de la musique; le côté DIY du punk, constitué de bidouillages autodidactes, rencontre l’individualisme 2.0, sans oublier l’idée que l’effet „lo-fi“ apporte un charme à la production; les aspérités et le minimalisme donnent un goût certain d’authenticité.