Festival de Cannes
Passion (pas si) simple
„The Story of my Wife“ est une dissection calme et impitoyable du sentiment amoureux et de son revers proustien, la jalousie. Malgré quelques longueurs, le film fascine par le jeu des acteurs et sa maîtrise cinématographique.
(C) Hannah Csata
A l’opposé du délirant „Red Rocket“, qui fut projeté le même jour, „The Story of my Wife“ est une déambulation mélancolique en sept chapitres qui fait la dissection méticuleuse d’une vie de couple. Le tout commence alors que le capitaine Jakob Störr (Gijs Naber) commence à souffrir du mal de mer et que Habib, le cuistot du navire, lui conseille de se marier – cela aiderait. Alors qu’il déjeune avec un homme d’affaires louche qui versera plus tard dans le trafic de cocaïne, ce dernier lui suggère de prendre pour épouse la première femme à croiser son chemin. Chose dite, chose faite – car, comme la logique scénaristique du film le veut, c’est à ce moment qu’arrive Lizzy (Léa Seydoux), dont il chassera un admirateur pour la demander en mariage.