Edvard Munch au Musée d’Orsay

Mouvements d’effroi et de beauté

L’exposition consacrée à Edvard Munch, peintre et graveur norvégien (1863-1944) permet de déployer sa carrière et de constater combien, au-delà d’œuvres emblématiques, son parcours nous est méconnu. Voilà l’occasion, au travers de thématiques et sans suivre un temps chronologique, de constater combien les résonances entre l’angoisse et d’autres moments plus heureux se répondent.

Edvard Munch, Vampire, 1895, Huile sur toile, 91×109 cm, Oslo, Norvège, Munchmuseet

Edvard Munch, Vampire, 1895, Huile sur toile, 91×109 cm, Oslo, Norvège, Munchmuseet Photo: CC BY 4.0 ©Munch Museet

Sitôt que l’on pense à Munch, nous voyons l’une de ses œuvres qui a tant marqué les esprits, „Le Cri“. Il existe cinq versions (entre 1893 et 1917) de ce visage tenu entre les mains, bouche ouverte sur un cri, les yeux exorbités, personnage sur un pont, avec en arrière-fond un ciel en volutes, menaçant. Œuvre traversée par la condition humaine, sa solitude, l’effroi de la mort. Dans les cycles que l’artiste propose, nature et vie sont étroitement mêlées. Les séries permettent de revenir sur les thèmes abordés, avec l’obsession de l’angoisse. Très tôt, Munch a connu des traumatismes. Sa mère meurt de la tuberculose en 1868, alors qu’il n’a que cinq ans. Sa tante maternelle l’élève. Sa sœur, Sophie, meurt en 1877 de la tuberculose également.

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