Feuilleton
Mauvaise Esch, mauvaise réputation
La ville d’Esch-sur-Alzette a longtemps traîné le surnom de „mauvaise Esch“ ou „Esch la mauvaise“ comme un boulet. Si l’expression est tombée en désuétude, l’histoire de ses multiples usages pourrait apporter des explications à la mauvaise réputation durable de la commune.
La rue du Brill, dans un passé déjà lointain Photo: Archives Tageblatt/Jochen Herling
Lorsqu’en décembre dernier, elle a voulu présenter les trois capitales européennes de la culture en 2022, la Commission européenne n’a pas commis d’erreur au sujet de la Lituanienne Kaunas et de la Serbe Novi Sad. Par contre, pour la Luxembourgeoise Esch, c’est la photo du bourg médiéval de l’Oesling qu’elle a d’abord inséré dans son matériel de promotion au lieu de la cité industrielle de l’Alzette. „La mauvaise Esch 2022“, pouvait ainsi titrer L’essentiel au lendemain de la bévue. Et on aurait pu croire l’espace d’un instant que les services de la Commission avaient voulu faire un clin d’œil à l’histoire de la capitale culturelle. Non pas parce qu’elle fut, elle aussi, longtemps un bourg castral comme son blason le rappelle, mais pour le sobriquet „la mauvaise Esch“ ou „Esch la mauvaise“ qui l’accompagne depuis plusieurs siècles.