Documentaire

Le portrait remarquable de Sasha, enfant transgenre

Le défi est inédit: faire le portrait d’une enfant transgenre. Observer et raconter la vie de Sasha „petite fille de sept ans prisonnière dans un corps de garçon“. Sébastien Lifshitz, le réalisateur du documentaire „Petite fille“, fait le pari de rendre visibles des scènes de vie (presque) ordinaire. Pendant un an, il observe la maman de Sasha, le père et la petite, bien sûr. Rencontre avec Sébastien Lifshitz.

„Petite fille“ de Sébastien Lifshitz a remporté le Grand Prix du Meilleur Film au Film Fest Gent 2020

„Petite fille“ de Sébastien Lifshitz a remporté le Grand Prix du Meilleur Film au Film Fest Gent 2020 Photo: Arte/Netflix

Sébastien Lifshitz plante sa caméra au milieu des conversations. Il capte les rencontres avec la psychiatre, la directrice d’école, il écoute le père, plus discret. Il filme la souffrance, les doutes de la mère, dévorée par la culpabilité. Il regarde Sasha, légère, naturellement radieuse de montrer et vivre l’évidence: sa joie d’être une petite fille. Un travail d’observation, sacrément bien monté. Presque joyeux. On retrouve un terrain commun avec „Bambi“ (2013), „Les vies de Thérèse“ (2017), „Les invisibles“ (2012), les précédents films et documentaires, même si, bien sûr, chaque récit de vie est unique.

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