France
Tractations internes à gauche, manœuvres au centre: Le NFP risque d’abîmer son crédit
Le président Macron devait „accepter dans la soirée“ d’hier mardi la démission formelle de Gabriel Attal et de ses ministres, tout en maintenant à l’un et aux autres la charge d’expédier les affaires courantes, faute de voir se dessiner la perspective d’un nouveau gouvernement, appuyé sur une majorité parlementaire. Pendant ce temps, la gauche continue de s’épuiser – et d’affaiblir dangereusement son crédit politique – dans des tractations sans fin.
Le député du NFP, François Ruffin, déplore le comportement de son camp politique Photo: François Nascimbeni/AFP
Le feuilleton de l’après-législatives continue, sans que l’horizon se dégage. Chaque fois que, parmi les négociateurs des quatre partis formant le Nouveau Front populaire, un nouveau nom est avancé pour Matignon, surgit aussitôt le blocage de l’une au moins des formations. La palme des exigences revenant sans surprise à La France Insoumise, qui menace maintenant de quitter les pourparlers si le ou la futur(e) président(e) de la nouvelle Assemblée nationale, poste qui devrait être pourvu demain, n’est pas issu(e) de ses rangs.