France

Le ministre de l’Economie et des Finances annonce un prêt de 5 milliards au profit de Renault

„Il faut être lucide, Renault peut disparaître.“ Cette affirmation du ministre de l’Économie et des Finances Bruno Le Maire, hier matin sur Europe 1, a fait l’effet d’un coup de tonnerre – mais dans un ciel qui n’était déjà plus très serein. Car avant même la pandémie, qui a globalement réduit les ventes de voitures de 75 à 80% pour l’ensemble des constructeurs, la mythique entreprise française n’allait déjà plus très bien.

La petite Zoé électrique est montée dans l’usine de Renault à Flins-sur-Seine, le plus grand site de production du constructeur français dans l’Hexagone

La petite Zoé électrique est montée dans l’usine de Renault à Flins-sur-Seine, le plus grand site de production du constructeur français dans l’Hexagone Photo: Martin Bureau/AFP

Là comme ailleurs en effet, la crise sanitaire et le confinement auquel elle a donné lieu auront davantage confirmé et aggravé certaines failles de gestion qu’ils ne les ont révélées. Le plan de restructuration qui sera présenté à la fin de la semaine prochaine, avec de vraisemblables fermetures d’usines en France, et sans doute aussi à l’étranger (on parle notamment de la Slovénie et du Maroc), avait déjà été annoncé mi-février, donc un mois avant le début du confinement.

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