France

La mort de Jean-Marie Le Pen tourne une page d’histoire politique récente

Jean-Marie Le Pen est mort mardi en début d’après-midi à l’âge de 96 ans dans la banlieue parisienne, où il possédait, à Saint-Cloud, une élégante résidence. Très clairement situé à l’extrême droite, il avait défrayé la chronique politique française à de très nombreuses reprises, dès la IVe République et surtout sous la Ve République, notamment en multipliant les provocations verbales, et brigué l’Elysée en arrivant tout de même au second tour du scrutin, en 2002.

En 2002 Jean-Marie Le Pen arrive au deuxième tour des élections présidentielles où il est battu largement par Jacques Chirac

En 2002 Jean-Marie Le Pen arrive au deuxième tour des élections présidentielles où il est battu largement par Jacques Chirac Photo: AFP/Eric Feferberg

C’est incontestablement une page de l’histoire politique récente qui s’est tournée hier, même si „le Menhir“, comme il aimait à être surnommé dans les rangs de ses supporters par référence aux solides blocs de granite de sa Bretagne natale, n’y jouait plus de rôle actif depuis une bonne dizaine d’années. Il est vrai qu’il avait commencé jeune: très actif à la tête de la „Corpo“, association fort droitière des étudiants en droits de Paris, puis officier en Indochine, il se fait élire, à 27 ans, en 1956, à son retour en France, député poujadiste de la Seine, et devient le deuxième plus jeune élu du Palais-Bourbon.

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