Législatives
La France va-t-elle se révéler ingouvernable?
La campagne pour les élections législatives a entamé hier sa troisième et dernière semaine avant le premier tour dans le même climat d’incertitude qui avait marqué son ouverture. Tout s’accorde en effet à laisser craindre, pour le soir du deuxième, le 7 juillet, une Assemblée nationale sans majorité absolue, ni perspectives d’une possible coalition de gouvernement.
Le premier ministre Gabriel Attal en campagne électorale à Dijon Photo: Arnaud Finistre/AFP
A l’extrême droite, le Rassemblement national, conduit par Jordan Bardella qui vise le poste de premier ministre, mais à la condition de disposer de la majorité absolue des députés ce qu’à ce jour les sondages ne lui promettent pas, ne cesse d’édulcorer son programme dans l’espoir d’y rallier, d’abord dans les urnes puis éventuellement au Palais-Bourbon, des suffrages décisifs. Ce qui a fait dire ironiquement à celui qui siège encore à Matignon, Gabriel Attal, que le RN était le seul parti à trahir ses engagements avant même que le vote ait eu lieu.