France

Bayrou s’installe dans un paysage politique toujours aussi peu engageant

Sitôt connue la composition du gouvernement de François Bayrou, de nombreuses critiques se sont fait entendre, comme il était prévisible. Les principales portant sur le fait que le grand renouvellement de l’équipe ministérielle précédente, celle de Michel Barnier, n’était guère au rendez-vous, malgré deux, voire trois, „prises de guerre“ parmi d’anciens socialistes, dont deux ex-poids lourds du PS, Manuel Valls et François Rebsamen.

François Bayrou (à droite) est accueilli par le premier ministre sortant Michel Barnier lors de la cérémonie de passation des pouvoirs le 13 décembre

François Bayrou (à droite) est accueilli par le premier ministre sortant Michel Barnier lors de la cérémonie de passation des pouvoirs le 13 décembre Photo: AFP

M. Bayrou aurait-il, comme l’estimait Le Monde hier après-midi, „perdu son pari“? Certes, il a réussi de justesse à composer son gouvernement, et le faire valider par le président Macron, avant Noël. Mais en dépit de quelques nouvelles têtes, dont celle, aux Finances, un éminent spécialiste de ces questions, et qui passe pour avoir plutôt le cœur à gauche, le directeur de la Caisse des Dépôts et Consignations Eric Lombard, les grands équilibres politiques qui avaient présidé à la composition du cabinet précédent ont finalement prévalu, et très largement.

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