Film
L’école du réel: „Dalva“ d’Emmanuelle Nicot et „Je verrai toujours vos visages“ de Jeanne Herry
Avec „Dalva“ et „Je verrai toujours vos visages“, Emmanuelle Nicot et Jeanne Herry évoquent des sujets durs – l’inceste, le viol, le home-jacking – en évitant tout pathos et misérabilisme, leurs long-métrages parvenant à puiser de la luminosité au fonds de la noirceur.
Epoustouflante: Zelda Samson Photo: Diaphana
Ça commence comme un coup de poing, avec une intervention policière dont on ne saisira l’ampleur que plus tard, une fois qu’on aura aussi réalisé que la jeune femme au centre de l’agitation n’est autre qu’une fillette de douze ans. Si elle s’habille et se maquille comme une jeune femme, c’est parce qu’elle obéissait aux injonctions de son père, avec qui elle vit seule et qui l’incite à se farder de la sorte, afin que leur relation incestueuse et pédophile paraisse plus naturelle.