Grève des femmes
Les afro-descendantes brisent le silence
Placées en seconde place dans le défilé du 7 mars, derrière les agentes de nettoyage, des afro-descendantes dénonceront la souffrance particulière que leur vaut leur couleur de peau. Un événement.
Préparation de banderoles par des afro-descendantes pour la grève des femmes Photo: PixEazy
La première grève des femmes cache aussi une grande première, hautement symbolique. Jamais avec une telle force et une telle visibilité, des afro-descendantes s’afficheront en tant que telles dans l’espace public. Elles entendent ainsi attirer la bienveillance du public sur la spécificité de leur situation de femme. A la charge mentale que toute femme doit supporter s’ajoute une charge raciale. Cette charge est d’ailleurs si forte qu’elle mobilise des femmes, au-delà de leurs conditions sociales, de leur pays d’origine, de leur langue. Le racisme forme un obstacle tel qu’en préparant le défilé de samedi, ces femmes ont jugé pertinent de requalifier en plafond de bambou le plafond de verre auquel elles se heurtent professionnellement. Les slogans qu’elles ont préparés à cette occasion ne manquent d’ailleurs pas de punch.