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Souvenir d’une humaine icône de liberté: Un hommage à Jane Birkin
C’était au joli mois de mai 2002, à Paris. Je revenais de l’élégante rue de Verneuil, en plein quartier de Saint-Germain-des-Prés, où je m’étais rendu, comme en pèlerinage, sur les mythiques lieux de l’ultime demeure de Serge Gainsbourg, ce dandy tout en clair-obscur, paré d’ombre et de lumière, que j’ai beaucoup aimé et sur lequel j’ai tant écrit, allant même jusqu’à insérer, dans un de mes livres illustrés à ce sujet, „Le dandysme – La création de soi“1), une superbe photo de lui.
Photo: Daniel Salvatore Schiffer
Mais c’est lorsque, ce jour-là toujours, je me suis quelque peu éloigné de ce lieu devenu aujourd’hui mythique – la dernière maison, donc, de ce personnage magnifiquement double qu’était ce très complexe mais fascinant Gainsbourg/Gainsbarre – que la véritable surprise advint pour moi: ma rencontre impromptue et pourtant bienvenue, à la terrasse ensoleillée d’un restaurant de ce quartier hanté par quelques-uns des meilleurs artistes et écrivains de la capitale française, avec le grand amour, irremplaçable muse, de ce même Gainsbourg: Jane Birkin, précisément, qui, atteinte depuis quelque temps d’une douloureuse et incurable leucémie, vient, hélas, de nous quitter, à l’âge encore relativement jeune de 76 ans, en cet estival, et pourtant triste comme un terne matin d’hiver, dimanche 16 juillet 2023!