Biennale

Venise à l’heure décoloniale

La Biennale de Venise échappe rarement aux grands questionnements contemporains, ne serait-ce qu’avec quelques années de retard. L’actuelle édition démontre que le mouvement de décolonisation des musées touche les pavillons de nombreux pays occidentaux. Le pavillon néerlandais propose le concept le plus conséquent et abouti, au départ d’une ancienne plantation congolaise.

Dans le pavillon néerlandais, le Cercle d’Art des Travailleurs de Plantation Congolaise (CATPC) propose une nouvelle narration, comme ici avec „Bailleur de fonds fou“

Dans le pavillon néerlandais, le Cercle d’Art des Travailleurs de Plantation Congolaise (CATPC) propose une nouvelle narration, comme ici avec „Bailleur de fonds fou“ Source: mondriaanfonds.nl

L’édition de la Biennale de Venise 2024 a une force symbolique indéniable puisque c’est sans doute la dernière avant ce qui s’annonce comme la reprise en main de la manifestation par la présidente du conseil d’extrême-droite, Giorgia Meloni, depuis la nomination, à l’automne dernier, d’un intellectuel qui lui est proche, Pietrangelo Buttafuoco, à la présidence de la Biennale. En prenant pour thème de la biennale le „Tous étrangers“ de Claire Fontaine, l’actuel commissaire, le Brésilien Adriano Pedrosa, a posé un acte de résistance. 

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