Son agresseur condamné à 1.500 euros d’amende

Une victoire en demi-teinte pour Antónia Ganeto

Porte-parole du réseau afrodescendant Finkapé, Antónia Ganeto a obtenu la condamnation pour incitation à la haine d’un internaute de Schuttrange qui l’avait injuriée à l’occasion de la grève des femmes du 7 mars dernier. Elle n’en ressort qu’à moitié satisfaite mais convaincue de l’intérêt de la démarche.

Antónia Ganeto le 13 novembre 2019 aux cotés du directeur de l’Agence européenne des droits de l’homme, Michael O’Flaherty, lors du débat suivant la présentation de l’étude „Being Black in Luxembourg“

Antónia Ganeto le 13 novembre 2019 aux cotés du directeur de l’Agence européenne des droits de l’homme, Michael O’Flaherty, lors du débat suivant la présentation de l’étude „Being Black in Luxembourg“ Photo: archives Editpress/Julien Garroy

C’est un pas que ses parents n’auraient pas pu franchir. C’est un jugement qui prouve que la société bouge et que la justice la suit, avec son décalage habituel. C’est la fin d’un combat qui s’achève par une victoire, qui devrait en appeler d’autres, et des combats et des victoires. La condamnation à 1.500 euros d’amende rendue le 6 janvier par le tribunal de Luxembourg à l’encontre d’un sexagénaire de Schuttrange pour incitation à la haine à l’égard d’un groupe de personnes en raison du sexe et de l’origine affirme qu’on ne peut pas écrire ce qu’on veut impunément. Et surtout pas commenter ainsi des images de la grève des femmes, dans laquelle elle apparaît au premier plan: „Ma dei wouschtketien wenn et hinnen an letzebuerg net gudd genug ass dann ab op den mound oder an den kongo do kennen se den aafen kniet an d’schwänz machen haaptsaach weit fort.“

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