Funk Kraut
Une rencontre avec Zombie Zombie
20 ans après leurs débuts, Zombie Zombie, soit Etienne Jaumet et Cosmic Néman, rejoints par Doctor Schonberg, sont bien vivants. Des salles de concerts jusqu’aux salles obscures, leur musique continue d’avancer, jusqu’à ce qu’ils posent leur vaisseau spécial, le jour de la Saint-Valentin, à la Kulturfabrik. Claviériste, saxophoniste et explorateur sonore tout terrain, Etienne Jaumet nous parle sans vocoder avant de monter sur scène.
Le groupe Zombie Zombie – avec Etienne Jaumet au milieu – se produit à la Kulturfabrik à Esch, le 14 février Photo: Pauline Gouablin
Tageblatt: Mine de rien, ça fait 20 ans que Zombie Zombie existent: le plaisir de faire de la musique est-il toujours intact, comme au premier jour?
Etienne Jaumet: On jouait déjà avant, mais c’est vrai, en tout cas, que ça commence à faire un moment ... Cela dit, on a toujours fait de la musique parce que c’est ce qu’on sait faire, c’est ce qui nous habite, ce qui nous rend vivants, et ça ne s’est jamais accompagné de la douleur de sortir de nouveaux albums ou de partir en tournée. Dès le départ, il y avait cette énergie; elle est toujours là. Les phénomènes d’usure qui peuvent arriver à certains groupes, on a réussi à les dépasser; quoi qu’il arrive, ça ne nous a pas ralentis. C’est comme dans la vie: une histoire d’amour, ça évolue, et heureusement. Tout se transforme, et il faut avoir une forme d’adaptabilité permanente; les compositions changent, le métier change, les personnes changent.