Théâtre
Un virus mortel, un blog érotique et un délire avec cinq chevaux
Au Luxembourg, l’un des rares pays où les théâtres ont rouvert assez tôt, la pandémie pose plusieurs défis: comment mettre en scène la situation d’exception que nous traversons sans se contenter de la reproduire dans toute sa tristesse? Qu’est-ce que l’art peut tirer d’une telle pandémie, comment peut-il contribuer aux discours qui existent déjà? Au contraire, une pièce peut-elle encore se permettre d’ignorer le changement de paradigme mondial introduit par le coronavirus? Y a-t-il un diktat du virus? Notre analyse en trois exemples récents.
Marie Jung et François Camus dans „La peste“ au TNL (boshua)
Il y a un an, le monde (re)devint camusien: „La peste“ connut un nouvel engouement mondial, puisque le grand classique d’Albert Camus décrivit à merveille et avec une précision presque effrayante le déroulement de la pandémie tout autant que, c’est là la force pérenne de cette œuvre, les réactions fort différentes des hommes exposés de façon claire et nette à leur propre mortalité – et à celle de leurs proches.