Rentrée littéraire

Un Weinstein de province: „La fille qu’on appelle“ de Tanguy Viel

Après un roman sur les escroqueries d’un promoteur immobilier crapuleux, Tanguy Viel continue son exploration stoïque des liens qu’entretiennent le pouvoir et la richesse avec le mal – et écrit, dans un style maniéré à la précision impressionnante, une tragédie contemporaine sur le consentement.

Un Weinstein de province: „La fille qu’on appelle“ de Tanguy Viel

(C) Rolland Allard

Il y a, pour commencer, ce titre un peu énigmatique, qui annonce, dans son incomplétude même, dans la précision qu’il exige, les tenants et aboutissants de ce récit tissé d’ellipses et de non-dits – la „fille qu’on appelle“, c’est Laura Le Corre, et c’est elle-même qui en donne l’explication dès les premières pages du roman, alors qu’elle vient déposer plainte chez les flics et qu’elle relate sa première rencontre avec Quentin Le Bars, le maire de sa ville natale.

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