Nucléaire
Tous les chemins littéraires mènent à Bure
A 120 kilomètres à vol d’oiseau de la frontière, l’Etat français cherche à construire un stock d’enfouissement des déchets nucléaires dans une contrée faiblement peuplée. Etienne Davodeau et Hélène Laurain en font chacun à leur manière le point de mire d’un livre.
La dénonciation de la criminalisation de la résistance à Bure est commune aux ouvrages d’Hélène Laurain et d’Etienne Davodeau Photo: archives AFP
La bonne nouvelle de la parution de „Partout le feu“ d’Hélène Laurain, à la rentrée de janvier, et du „Droit du sol“ d’Etienne Davodeau, un peu plus tôt, c’est que le monde de l’édition a saisi la portée symbolique du combat qui se trame dans le village meusien de Bure. La moins bonne est que le risque que le site d’enfouissement de déchets nucléaires hautement radioactifs à vie longue ouvre bel et bien ses portes est réel et insensé. Et les deux textes voudraient l’empêcher chacun à leur manière.