Film

Taureau chef-d’œuvre: Quentin Dupieux revient avec „Mandibules“, une excellente comédie déjantée

Deux losers déjantés chargés d’une mission rocambolesque découvrent, dans le coffre d’une voiture volée, une mouche géante, qu’ils décident de dresser pour se faire du pognon. Dépouillant encore plus son cinéma loufoque et absurde, Dupieux signe une comédie impressionnante, qui se présente comme une version avant-gardiste, beckettienne de „Dumb & Dumber“. Une bulle d’air frais dans un monde qui se délite.

Dans „Mandibules“, une mouche géante investit une résidence de bobos

Dans „Mandibules“, une mouche géante investit une résidence de bobos

Gustave Flaubert aurait (peut-être) aimé les films de Quentin Dupieux, lui qui rêvait d’écrire un livre sur rien. Un peu comme les romans d’Eric Chevillard, les films de Dupieux, musicien et cinéaste prolifique, partent invariablement d’une idée déjantée, comme on peut en développer en fin de soirée, après avoir éclusé moult bières fortes, mais dont on se dit le lendemain qu’elle tiendra tout au plus la route le temps d’un court-métrage avant-gardiste.

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