Art contemporain
Marianne Villière à Neimënster – Vestiges de l’amour
En résidence à l’abbaye de Neimënster, l’artiste Marianne Villière poursuit son exploration de nouvelles dimensions dans les rencontres entre art et public.
„Lancer un avis de recherche pour retrouver la nuit noire immense et étoilée“: Un des gestes parasites laissés en souvenir de son passage par l’artiste Marianne Villière à Luxembourg Photo: Marianne Villière
Elle était venue avec un livre sous le bras, „L’esthétique de la rencontre“ de Baptiste Morizot et Estelle Zhong Mengual. Il ne rejoindra manifestement pas „L’invention du quotidien“ de Michel de Certeau ou „La domination et les arts de la résistance“ de James C. Scott au nombre des totems qui l’accompagnent dans sa démarche largement empreinte de micro-sociologie. L’artiste-lectrice y aura néanmoins trouvé quelques idées à picorer, et en sera sortie confortée dans son idée de parler d’amour, sujet à première vue évident, mais qui possède une charge révolutionnaire en temps de guerre, même lointaine, et d’informations saturées de massacres et de polémiques. „Ce qui est beau dans la rencontre, c’est la manière qu’elle a de nous altérer, comme on pourrait le souhaiter d’une œuvre d’art: être transformée après l’avoir abordée“, avance-t-elle. „Ecouter des histoires d’amour qui ont débuté dans l’espace public, c’est se souvenir du potentiel si heureux de l’espace public, à l’inverse des applications de rencontre qui présentent une autre approche. C’est montrer qu’y résident une fulgurance et une forme de justesse.“