Interview avec Manuela Martelli sur son film „Dégel“
„Les dix-sept années de dictature nous ont tous traumatisés“
Dans „Dégel“ (The Meltdown), la cinéaste, actrice et scénariste chilienne Manuella Martelli entrelace habilement les traumatismes de deux pays longtemps privés de liberté, sonde le monde des non-dits vu par les yeux d’une enfant. Un film d’atmosphère suggestif, qui évoque indirectement la sortie progressive de la dictature de Pinochet. Rencontre.
Maia Domagala dans „Dégel“, où l’hiver joue un rôle crucial Photo: Imagine Film Distribution
Tageblatt: „Dégel“ a-t-il un caractère autobiographique?
Manuella Martelli: Ce film, vraiment personnel, s’inspire véritablement de mes souvenirs d’enfance. Je le considère un peu comme un recueil de souvenirs de cette période de l’histoire chilienne dans les années 90. Un hôtel appartenait à mes proches. J’ai pu y passer de nombreuses vacances d’hiver quand j’étais enfant, souvent sans mes parents.