Généalogie d’une guerre

L’engagement polémique de Maxime Kantor au MNHA

Dans le vif de la guerre et en solidarité avec l’Ukraine, le Musée national d’histoire et d’art (MNHA) a mis sur pied en un temps record une exposition de l’artiste dissident russe Maxim Kantor, qui depuis trente ans dénonce en mots et en images le système qui a permis l’arrivée et l’ascension de Poutine au pouvoir. La polémique ne s’est pas fait attendre.

We are still on the top, Portfolio Vulcanus Atlas, 2010, lithographie en crayons de couleur, 90 x 60 cm, collection Maxim Kantor, Allemagne

We are still on the top, Portfolio Vulcanus Atlas, 2010, lithographie en crayons de couleur, 90 x 60 cm, collection Maxim Kantor, Allemagne

En décidant de consacrer une exposition en un lien avec le conflit en Ukraine, le MNHA savait qu’il aurait forcément tort. Mais il ne pouvait pas affirmer certitude aux yeux de qui. De prime abord, au sortir d’une exposition sur le colonialisme qui pesait ses mots, avec justesse, on pouvait s’interroger sur le choix d’une exposition qui prend la peine de dénoncer le régime russe sans s’attarder en contrepartie sur l’expansionnisme de l’OTAN. Mais c’était oublier que le MNHA n’a pas qu’une mission pédagogique, mais est aussi là pour exposer les Beaux-Arts, y compris ceux qui ne renoncent pas à l’engagement politique.

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