Cinéma

L’emprise et l’émancipation

Le patriarcat et, plus précisément, la domination de l’homme dans une relation amoureuse hétérosexuelle est un sujet actuellement omniprésent et traité continuellement. Dans l’adaptation cinématographique du roman „L’amour et les forêts“ d’Éric Reinhardt, Valérie Donzelli révèle la naissance et l’évolution d’une relation abusive. Si elle recourt à un schéma de narration conventionnel, elle emprunte le bon chemin pour émouvoir.

Tel le gourou d’une secte, Grégoire (Melvil Poupaud) isole peu à peu Blanche (Virginie Efira)

Tel le gourou d’une secte, Grégoire (Melvil Poupaud) isole peu à peu Blanche (Virginie Efira)

Tel le gourou d’une secte, Grégoire (Melvil Poupaud) isole peu à peu Blanche (Virginie Efira), sa proie – une femme sensible et naïvement, voire aveuglément à la recherche du grand amour. Le manipulateur sait exactement quelle voie emprunter pour capturer les sentiments de Blanche et surtout comment la faire culpabiliser pour qu’elle reste attachée à lui – la culpabilité étant la chaîne par laquelle il la tient. Malgré un crescendo de romantisme mièvre, presque risible, de subtils indices indiquant le comportement toxique de Grégoire paraissent ponctuellement. S’en apercevoir est difficile quand on est amoureux et qu’on a tendance à idéaliser son partenaire.

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