Les Mercuriales
Le son du vertige
Après avoir publié „Les Leçons du vertige“, „La Nuit du 5-7“ ou „Leur Chamade“, Jean-Pierre Montal écrit toujours, mais avec Les Mercuriales, la musique dialogue avec ses mots. Et „Les Choses m’échappent“ s’offre comme anti-chanson-à-texte.
Les Mercuriales Photo: Guillaume Mobster
En France, rock et littérature, a priori, ça ne fait qu’un. Mais le mieux, en général, c’est quand ça fait deux. La „chanson à texte“, très française, écraserait trop l’urgence du rock, par nature, sa fièvre spontanée: l’électricité verbeuse crée, d’office, un court-circuit. L’expression „chanteur à texte“ paraît déjà si suspecte. Sans mauvais esprit, un „chanteur à texte“, c’est comme un médecin à tensiomètre et un plongeur à scaphandre, sinon un guitariste à guitare ou un écrivain à clavier. Et, dans le cas d’un rockeur écrivain, le „chanteur à texte“ sonne, à vrai dire, comme un double pléonasme. Mais qu’en est-il d’un écrivain rockeur?