Accès des réfugiés au logement
L’ascenseur social est cassé : L’autonomie coûte trop cher
La situation sur le marché de l’immobilier est rude pour tous les aspirants locataires. Mais les bénéficiaires de protection internationale partent avec plusieurs handicaps, dont leurs années passées sans expérience professionnelle et l’impossibilité d’aller habiter à l’étranger.
Après avoir obtenu leur statut, les bénéficiaires de protection internationale doivent quitter leur foyer d’hébergement. Mais le saut vers le marché privé est très compliqué Photo: archives Editpress
L’actualité en Ukraine a tendance à capter toute l’attention, y compris dans le complexe dossier des réfugiés. Au premier plan figurent l’ouverture des maisons des résidents à plus de 2.600 réfugiés d’Ukraine ou, moins reluisant, le sort particulièrement difficile fait aux détenteurs d’un titre de séjour à durée limitée, comme les étudiants africains, qui se voient proposés de rentrer dans leur pays, mais ont encore la possibilité de tenter leur chance dans un autre pays de l’UE. Mais, derrière cette réalité spectaculaire, au quotidien, il y a les difficultés toujours plus grandes des bénéficiaires de protection internationale à s’envoler de leurs propres ailes, avec des chances minimes d’être accueillis par des résidents et des chances nulles de pouvoir chercher leur bonheur dans un autre pays de l’Union européenne. Ils sont assignés aux foyers et les ONG ont des moyens limités pour les aider.