Cannes

La maladie de l’amour

C’est un signe fort que de commencer la compétition officielle de la 75e édition du festival de Cannes par le nouveau long-métrage du réalisateur russe Kyrill Serebrennikov, désormais un habitué de la sélection, puisque ses deux films précédents, le très beau „Leto“ et le déjanté „Petrov’s Flu“, y avaient figuré respectivement en 2018 et 2021.

Antonina Miliukova (Alena Mikhailova) confronte son mari Tchaïkowski (Odin Lund Biron) dans un de ces tableaux qui font toute l’esthétique du film

Antonina Miliukova (Alena Mikhailova) confronte son mari Tchaïkowski (Odin Lund Biron) dans un de ces tableaux qui font toute l’esthétique du film Crédit Image: Hype Film

À l’époque, le réalisateur russe était assigné à résidence pour une sombre et factice histoire de détournement de fonds. L’affaire étant close, Serebrennikov s’est réfugié à Berlin, d’où il continue une carrière prolixe – outre ce nouveau long-métrage, il prépare un Tchekhov pour Avignon, un opéra à Amsterdam et contribue à une adaptation de „Limonov“ d’Emmanuel Carrère.

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