Littérature
Joyce Maynard: „L’expérience de la perte est un cadeau“
Ecrivaine et journaliste, Joyce Maynard est l’auteure de plusieurs romans, entre autres de „Les filles de l’ouragan“ („The Good Daughters“) et „Et devant moi, le monde („At Home in the World: a Memoir“). Un de ses plus grands succès, „Labor Day“, fut adapté au cinéma en 2013 sous le titre „Last Days of Summer“. Rencontre avec Joyce Maynard à Paris.
Le nouveau roman de l’écrivaine américaine paraît le 24 août Photo: Audrey Bethel
La première phrase: „J’ai vingt-sept ans quand j’ai décidé de sauter du Golden Gate Bridge.“ Le ton est donné. La jeune héroïne n’en mène pas large. Elle se souvient. 1970. Une bombe artisanale explose dans un sous-sol, à New York. Parmi les décédés: sa mère. Joan survit. Elle a six ans. Sa grand-mère lui donne un nouveau prénom: Amalia. En taisant son passé, la jeune fille devrait pouvoir mener une vie comme les autres. A l’âge adulte, devenue épouse, mère et artiste talentueuse, Amalia vit une autre tragédie. La malédiction du passé ne passe pas. Elle trouve refuge à la Llorana, un hôtel délabré sur les rives du lac Atitlán, au Guatemala. Leila, la propriétaire, l’accueille chaleureusement. Amalia veut trouver dans cet endroit idyllique la force de se reconstruire. L’écrivaine américaine Joyce Maynard séjourne au bord du lac Atitlán, une partie de l’année. Dans sa maison transformée en hôtel (Casa Paloma, ndlr), elle écrit son nouveau roman „L’hôtel des oiseaux“ (Ed. Philippe Rey). Un récit foisonnant sur l’adolescence, l’entrée dans l’âge adulte, la recherche d’identité, l’indépendance. Et la possible reconstruction.