Poésie
Habib Tengour veut „donner à rêver“
Ce soir, Habib Tengour propose une restitution de son mois de résidence à l’abbaye de Neumünster dans le cadre du Printemps des poètes. Le poète et anthropologue algérien poursuit par ses mots la tâche du poète dans la cité consistant à „amener à ne pas accepter le fait accompli, à se rebeller contre l’ordre établi et rêver d’un ordre meilleur“.
Habib Tengour, promeneur à temps déterminé sur les bords de l’Alzette
Lorsqu’il se balade le long de l’Alzette dans le Grund, Habib Tengour ne marche jamais seul. Dans sa tête, il y a des paysages de son Algérie natale, de sa ville de Mostaganem où petit il est allé à l’école coloniale, les rues du Paris populaire, industrieux et rebelle qu’il a rejoint au seuil des années 60, dans les pas d’un père actif dans le mouvement indépendantiste et contraint de fuir son pays en guerre. Il y a des voix, beaucoup de voix, de celle de sa grand-mère qui lui racontait la résistance de la tribu contre le colonisateur, à celles de ses amis poètes de longue date, dont les mots se mêlent aux siens.