Konschthal
„Green Machine – Die Dinge der Anderen“: Ben Greber fige le temps qui passe
La Konschthal consacre une rétrospective à l’artiste allemand Ben Greber. Préoccupé par le temps qui passe, il sauve de l’oubli les machines anciennes qui nous entourent comme le passé trouble de sa famille.
Le commissaire de l’exposition, Charles Wennig, devant „Stilllegung“, une œuvre très personnelle et familiale de Ben Greber Photo: Pancake! Photographie
La Konschthal, dans ses résidences comme dans ses expositions, cherche à promouvoir des artistes dont le travail résonne avec le passé industriel de la région. Dès lors que Charles Wennig est tombé sur l’œuvre de Ben Greber, rien ne pouvait vraiment faire obstacle à une collaboration. Ben Greber est hanté par le temps qui passe, les paysages qui changent, et les objets, machines ou infrastructures qui sont encore parmi nous, mais dont l’ancienne fonction n’apparaît plus clairement. Dans une démarche proche de celle de l’archéologue, Ben Greber collecte ou reproduit ces témoins silencieux d’un passé en voie de disparation, pour en faire des symboles sacrés, à la manière de ce que l’Antiquité faisait des reliques de saints.