Post-punk
Enola en concert aux Rotondes: vague brûlante
Le post-punk ne peut pas s'éteindre. Avec Enola, projet musical de Ruby Marshall, le genre est plus vivant que jamais. Rendez-vous ce mercredi aux Rotondes.
Le nom Enola renvoie à „Enola Gay“, le tube synth-pop d’Orchestral Manoeuvres in the Dark
La new wave ne sera jamais une „old wave“. A l’instar de son versant le plus sombre, la cold wave, elle reste fraîche. Alors qu’il y a certains genres qui n’en finissent plus de revenir et qui illustrent, par leurs sonorités, une certaine idée du rétro, d’autres styles, parce que leur modernisme d’antan n’a pas pris la poussière, n’ont pas besoin d’être réhabilités. Car il n’ont pas arrêté de s’agiter et ainsi d’être vivaces. C’est le cas alors de la new wave, sinon du post-punk, qui marque un „après“ à la manière de points de suspension qu’un grand nombre de musiciens ajoutent, comme des pointillés qui relieraient le présent au passé. La new wave, dans les années 1980, représente le son du futur (synthétiseurs, nouvelles technologies, imagerie) qui reprend les bases de l'atemporel (songwriting pop, sophistication des mélodies, feeling et attitude rock), mais avant, le post-punk, c’est ce que l’on pourrait appeler de la musique de transition.