49e Festival du film italien de Villerupt
„Ech war bal vun Ufank un derbäi“: Un demi-siècle de cinéma italien et de fidélité
Le Festival du film italien de Villerupt confirme son rôle de rendez-vous cinématographique incontournable. Entre la venue de réalisateurs et scénaristes, les passerelles entre littérature et cinéma et les témoignages de spectateurs fidèles, cette 49e édition célèbre films, cinéastes et cinéphiles.
Bildmontage: Tageblatt
Parmi les temps forts de cette édition, il y a eu la venue du réalisateur lorrain François Caillat et du réalisateur napolitain Edoardo De Angelis. Avec son opéra-documentaire „Temps Nouveaux“, soutenu par le Film Fund Luxembourg, Caillat fait revivre en musique le quotidien d’une famille de mineurs des années 60 et s’interroge sur le mode de vie et de pensée des enfants et petits-enfants. „Les descendants des mineurs travaillent dans la finance ou sont experts en intelligence artificielle. Et du passé industriel, il ne reste qu’une légende chantée“, affirme-t-il. Edoardo De Angelis a été récompensé par l’Amilcar de la Ville de Villerupt pour l’ensemble de sa carrière. „Le Bassin minier me rappelle Bagnoli, un endroit proche de chez moi, construit par des ouvriers sur la base de l’industrie sidérurgique“, a expliqué De Angelis, qui a confié aimer d’autant plus le trophée qu’il est composé de matériaux de récupération, symbolisant ainsi la valeur de chaque matériau. Il en a aussi interprété la forme, celle d’un écran devant lequel se trouvent des spectateurs: „L’écran est ouvert et on découvre aussi des gens derrière lui. Les rôles sont inversés. Cela nous rappelle que le cinéma est une œuvre collective!“, a-t-il conclu.
Son film „Il fuoco che ti porti dentro“, avec une magnifique Vanessa Scalera dans le rôle principal, est une adaptation du roman de Giosuè Calaciura. Il a obtenu le prix du jury de la Critique, dont les délibérations en public le 1er novembre ont permis aux spectateurs d’assister à un événement très spécial, celui de la confrontation entre les cinq membres du jury avant le verdict final. „Armony“ de Dario Albertini avait aussi séduit ce jury. Et c’est par l’Amilcar du Public et celui des Professionnels qu’Albertini a triomphé hier soir à la remise des prix! Armony est le nom du personnage que joue Valerio Mastandrea, acteur prolifique que l‘on retrouve dans de nombreux films du festival. Dans „Armony“, film attachant et plein d’humanité, il joue le rôle d‘un chauffeur routier solitaire contraint soudainement de s’occuper d’une petite fille, sa nièce. Le réalisateur sera présent en salle ce samedi à l’Arche à 17.30 heures. A 20.00 heures ce sera au tour d’Irene Dionisio de soutenir son film „Idda“. Idda est le nom donné par les Catanais à leur volcan et signifie „elle“, puisque l’Etna y est considéré comme féminin.