Essai

D’un métier à l’agonie: quelques réflexions sur le journalisme musical

Alors que Sigur Rós enchante la Rockhal pendant deux sets magistraux grâce à la programmation et à l’organisation de l’Atelier, un journaliste réfléchit sur le déclin d’un métier – le sien.

Sans surprise, les deux heures vingt de concert étaient magistralement belles

Sans surprise, les deux heures vingt de concert étaient magistralement belles Photo: Editpress/Tania Feller

Plutôt que d’écrire un énième article sur un concert que de toute façon vous aurez ou bien vu – et alors, ceci ne serait qu’un petit souvenir des intenses deux sets que jouèrent les Islandais de Sigur Rós – ou pas – et alors, ceci n’arrangerait pas les choses, puisque vous lirez que, pour aller vite, ce fut vraiment très beau, mercredi à la Rockhal et que vous avez tout raté –, je me suis dit, mercredi soir, alors que la musique éthérique de Sigur Rós flottait comme des particules de poussière dans l’air du club plein à craquer, que ce concert pourrait être une parfaite oraison funèbre pour un boulot que, depuis des années, je m’évertue à faire – celui, entre autres, du critique musical.

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