Théâtre
Commencer par le vin, terminer dans le sang: „On ne badine pas avec l’amour“ au Théâtre des Capucins
Trois saisons après le succès de „Le jeu de l’amour et du hasard“, Laurent Delvert adapte un nouveau classique du théâtre français dans une production des Théâtres de la Ville du Luxembourg. La mise en scène, soignée, contemporaine, un brin déjantée, et le casting franco-belgo-luxembourgeois, très convaincant, dépoussièrent cette pièce pour révéler, au-delà de ses archaïsmes, la pérennité et la contemporanéité du texte de Musset.
La scénographie, mobile, polymodale, est de toute splendeur Photo: Boshua
Cela commence in medias res, avec une énorme fête comme on n’a plus le droit d’en faire. De l’électro tonitruante fait vibrer la salle, sur fond de quoi une voix féminine débite un spoken word allemand aussi absurde que sulfureux (Ich bin zwei Hunde gleichzeitig, entend-on à un moment) alors que les spectateurs sont accueillis par les acteurs, qui les invitent à participer à cette fête qui bat son plein tout en les priant de bien vouloir respecter les règles sanitaires.