Exposition
Berthe Morisot au Musée Marmottan Monet: Force et intimité d’une peinture
L’exposition consacrée à Berthe Morisot (1841-1895) nous plonge dans le désir d’une vie heureuse, inspirée de l’élégance et des fêtes du XVIIIe siècle. Nous y retrouvons, sous la touche impressionniste et parfois l’audace du dépouillement, une vie saisie dans son essence et sa délicatesse.
Berthe Morisot, „La Fable“, 1883, huile sur toile, collection particulière Photo: Christian Baraja/SLB
Première femme du groupe impressionniste, Berthe Morisot revendique une liberté de créer en dehors des canons de la peinture académique. Plein air, scènes de la vie quotidienne, lumière et incarnations subtiles, caractère éphémère et précieux des instants du quotidien, se dévoilent ici tout un art de vivre, une quête de bonheur, au travers d’une peinture subtile et audacieuse. Inspirée de l’art du XVIIIe siècle dans lequel elle a baigné durant sa jeunesse, de par son milieu familial, elle a un goût pour Jean-Honoré Fragonard (1732-1806), au point qu’on lui attribue, comme un mythe, une parenté que des recherches démentiront: Antoine Watteau (1684-1721), François Boucher (1703-1770), Jean-Baptiste Perronneau (1715-1783).