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Avec le roman graphique, l’histoire sort de sa bulle

A l’université du Luxembourg, une doctorante fabrique une bande dessinée en parallèle de sa thèse et a organisé un colloque dédié à la collaboration entre historiens et dessinateurs. C’est le reflet de la crédibilité dont jouit désormais la bande dessinée pour traiter du passé. 

Dessin tiré de „Révolution“ (éditions Actes Sud) par Florent Grouazel et Younn Locard

Dessin tiré de „Révolution“ (éditions Actes Sud) par Florent Grouazel et Younn Locard

Histoire et bande dessinée ont des intérêts communs. Les historiens peuvent trouver dans la bande dessinée un public plus large. La bande dessinée trouve un réservoir de narrations dans l’histoire. Mais pour qu’un véritable rapprochement puisse s’opérer entre universitaires et dessinateurs, il aura fallu du temps (aux seconds) pour se défaire des préjugés (des premiers) qui entourent la bande dessinée considérée comme lecture légère. „Pouvoir travailler avec un journaliste d’investigation, un historien ou le musée de Louvre, était complètement inconcevable il y a vingt ou trente ans“, attestait le dessinateur français à succès, Etienne Davodeau, le 28 avril dernier, lors d’un colloque sur le sujet organisé à l’université du Luxembourg. „La bande dessinée s’est affranchie de ses clichés, sans renier ce qui faisait une partie de l’histoire. Ses nouveaux champs d’exploration, que sont le reportage, l’autobiographie et les récits historiques, sont le dernier mouvement de ce qui arrive principalement de bien à la bande dessinée contemporaine.“

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