Cinéma
„Augure“ de Baloji : voyage au bout du réalisme magique
Kofi (Marc Zinga), un jeune Congolais vivant en Europe, retourne chez ses parents afin de présenter sa fiancée blanche (Lucie Debay) enceinte de jumeaux. Le jeune couple est très mal accueilli. Depuis son enfance, Kofi est exclu par sa famille en raison d’une tache de naissance perçue comme la marque du diable. Une trace indélébile, aux yeux de la communauté. Sa mère, Mujila (Yves-Marina Gnahoua), l’a définitivement qualifié de sorcier et l’a envoyé en Europe. Empli d’espoir pour les retrouvailles avec son pays d’origine, Kofi ignore qu’il est encore un étranger pour sa famille.
„Augure“ de Baloji Photo: Wrong men
„Augure“ raconte l’histoire d’un homme et de femmes, chacune accusée de sorcellerie et ostracisée par leur communauté, qui luttent pour retrouver leur chemin et leur identité. Primé au Festival de Cannes (Prix de la Nouvelle Voix, section „Un certain regard“), „Augure“ déroule un récit expérimental, surréaliste, parfois difficile à suivre. Baloji a construit une mosaïque de quatre personnages fascinants, magistralement interprétés. Du rap avec Starflam à la décoration, de la mode à la réalisation de courts métrages, Baloji affiche un parcours artistique éclectique. Rencontre avec le réalisateur belge dont „Augure“ est le premier long métrage*.