France
Un premier sondage préfigure une Assemblée sans majorité, mais Macron veut encore croire en sa chance
Un premier sondage portant non plus seulement sur le pourcentage des voix attribué à chaque parti en fonction des intentions de vote déclarées, mais en nombre de sièges dans la future Assemblée nationale (inévitablement approximatif dans un pays qui compte 577 circonscriptions) a été publié vendredi soir. Il accorde entre 200 et 240 sièges au Rassemblement national, 180 à 210 au Nouveau Front populaire, 80 à 110 aux macronistes, 40 à 60 aux Républicains et une vingtaine à divers autres candidats.
Macron joue gros avec les nouvelles élections à venir en France. Reste à savoir si le risque sera payant. Photo: AFP
Ces chiffres, qui montrent notamment que le parti du chef de l’Etat devrait perdre entre la moitié et les deux tiers de ses députés, ne semblent cependant pas entamer l’optimisme de ce dernier, qui a assuré à un certain nombre de proches que „la majorité absolue n’était pas hors de portée“ pour ses amis politiques. Il est vrai qu’il ne disposait pas alors des toutes dernières estimations publiées – mais on sait bien que le pouvoir, quel qu’il soit, dispose de ses propres réseaux de mesure de l’opinion. S’agit-il, de la part du locataire de l’Elysée, d’une ultime tentative de convaincre les Français qu’en dissolvant l’Assemblée nationale au soir des élections européennes du 9 juin dernier, il n’a pas plongé la France dans le chaos, comme tant d’électeurs le pensent, mais au contraire lancé un processus de clarification nécessaire?