Coup d’Etat au Burkina
Roch Kaboré, chronique d’une fin annoncée
Le président du Burkina Faso Roch Kaboré a été destitué le 24 janvier dernier par son armée, 13 mois seulement après sa réélection pour un second mandat. La crise sécuritaire que le pays connait depuis 2015 a eu raison de lui, mais pas seulement. Roch Kaboré a accumulé des erreurs de gouvernance qu’il a dû payer de son fauteuil.
Au Burkina Faso, le mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration est désormais aux commandes, avec à sa tête le lieutenant-colonel Paul-Henri Damiba Photo: AFP/Radiodiffusion Télévision du Burkina
Dès son élection à la tête du pays en 2015, alors que le pays avait déjà connu des attaques terroristes, le président de la Transition Michel Kafando avait prévenu Roch Kaboré lors de la passation de charges de la „situation d’incertitude“ que vivait le pays, en l’appelant à être „toujours vigilant“. Cela n’a pas empêché la capitale Ouagadougou de recevoir la visite meurtrière des assaillants de l’hôtel Splendide et du Café Capuccino. 30 morts.