France
Macron, le cas Monique Barbut et les feux de forêts
La semaine qui s’achève aura été, en marge des terribles incendies de forêts (de pins et autres résineux principalement) qui continuent de dévaster plusieurs régions de France, souvent parmi les plus touristiques, le théâtre d’une de ces petites tragi-comédies dont la scène politico-médiatique de l’Hexagone est malheureusement friande: la vraie-fausse démission de Monique Barbut de son poste de ministre de la transition écologique.
La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, s’est adressée vendredi aux députés dans l’Assemblée nationale Photo: AFP/Thomas Samson
Mme Barbut, qui avait été nommée en octobre dernier, est connue non pour sa carrière publique – c’était là son premier poste politique – mais pour avoir exercé différentes responsabilités, y compris aux Nations-Unies, sur les questions climatiques et environnementales. Ses débuts dans le gouvernement Lecornu II avaient été discrets, jusqu’à ce que deux crises au moins viennent secouer son apparent effacement.
La première était qu’à propos de la canicule, elle s’était publiquement offusquée du fait que les Français en général, et leurs dirigeants en particulier, semblent se rallier à la climatisation: „A-t-elle jamais empêché le réchauffement climatique, la disparition de certaines espèces menacées ou les feux de forêts?“, s’était-elle indignée. Certes, mais ce n’était pas son but, lui avait-on alors fait valoir.