France
Les partis se préparent à de possibles élections anticipées
Sébastien Lecornu a poursuivi hier à Matignon les pourparlers que le président Macron l’a chargé de reprendre pour 48 heures auprès des dirigeants politiques, afin de rechercher avec eux, pour tenter de sortir de la crise, une bien improbable „plate-forme d’action et de stabilité“. Lui-même ayant fait savoir qu’en toute hypothèse, il confirmerait sa démission de premier ministre.
La France s’embourbe dans l’ingouvernabilité: devant l’Hôtel Matignon, le siège du premier ministre français Photo: AFP/Stéphane Mahe
Pendant ce temps, les états-majors s’activaient, qui à favoriser, et qui au contraire à éloigner, la perspective d’une dissolution de l’Assemblée, et donc de nouvelles législatives. Le chef de l’Etat, seul maître d’une telle décision, s’est d’ailleurs ingénié à en laisser planer l’hypothèse, sur le thème: si ces ultimes négociations n’aboutissent pas, „je prendrai mes responsabilités“. Formule vague mais avec laquelle il a l’espoir de ramener à de meilleurs sentiments les dirigeants des partis qui, en dehors de ce qu’il peut rester du „socle commun“ macroniste, auraient sans doute le plus à perdre à un nouveau scrutin, si l’on en croit les sondages: les Républicains, le PS et La France insoumise.