Elections régionales en France

Les lepénistes piétinent, la droite et la gauche classiques résistent

Le premier tour des élections régionales et départementales françaises a été marqué hier, comme on s’y attendait, par une abstention considérable qui rend plus incertaine l’interprétation de ses résultats, dont le détail ne devait être connu que tard dans la soirée. Mais avant même de connaître les chiffres complets, plusieurs leçons semblaient se dessiner.

Après avoir voté à la mi-journée au Touquet (Pas-de-Calais), le président de la République Emmanuel Macron suivait la soirée électorale avec ses conseillers à l’Elysée

Après avoir voté à la mi-journée au Touquet (Pas-de-Calais), le président de la République Emmanuel Macron suivait la soirée électorale avec ses conseillers à l’Elysée Photo: AFP/Christian Hartman

La première, la plus éclatante, est que le Rassemblement national n’a pas enregistré la poussée qu’il escomptait et que lui prédisaient les sondages. Son score s’établit, sur l’ensemble des régions et départements, aux alentours de 18% des suffrages exprimés; avec, certes, des points plus forts, mais même là, il est loin de la position déterminante qu’il espérait. A l’exception de la région PACA, où son chef de file, Thierry Mariani, devance le président républicain sortant, Renaud Muselier – et encore son avance s’est-elle révélée fondante au fur et à mesure que s’affinaient les estimations.

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