France
Le débat sur le verdict contre Le Pen devient plus juridique
Le verdict condamnant Marine Le Pen, lundi, pour usage abusif des assistants parlementaires du RN au Parlement européen, à quatre ans de prison dont deux fermes, cent mille euros d’amende, et à une peine d’inéligibilité de cinq ans avec effet immédiat, continue d’agiter la classe politique, les médias et l’opinion. Mais une fois surmontée le choc – de surprise pour beaucoup, et de colère pour les militants et électeurs lepénistes – commence aussi à émerger une réflexion plus juridique sur ce qui reste un séisme politique.
La présidente du groupe parlementaire du Rassemblement national, Marine Le Pen (centre), participait mardi au débat à l’Assemblée nationale Photo: Anne-Christine Poujoulat/AFP
„Le ‚droit’ contre le ‚peuple’“: ainsi le grand quotidien de droite Le Figaro titrait-il hier son éditorial, quitte à en nuancer le contenu. De fait, une telle réaction semblait, avant même toute campagne de propagande du Rassemblement national, assez largement partagée dans cette fraction de l’électorat. Puis différentes voix, qui n’étaient pas nécessairement de gauche, ont commencé à exprimer des considérations plus subtiles, et plus juridiques.